Crefovi à HEC pour enseigner le droit du luxe durant le luxury certificate

L’associée fondatrice et gérante de Crefovi, Annabelle Gauberti, a enseigné aux 54 étudiants MBA et Master inscrits au luxury certificate de HEC, un curriculum relatif au droit du luxe et de la mode.

Crefovi à HEC, Luxury Certificate, Annabelle Gauberti, CrefoviCrefovi @ HEC: lundi 26 mai 2014, Annabelle Gauberti est allée à HEC, à Jouy-en-Josas, pour enseigner aux étudiants du MBA et du Master inscrits dans le Luxury Certificate de HEC.

Les courses étaient sur la propriété intellectuelle dans le secteur du luxe et sur le droit financier dans le secteur du luxe, respectivement.

Afin d’accéder aux slides de ces deux cours, vous pouvez cliquer sur les liens ci-dessous:

1) slides relatifs au cours sur la propriété intellectuelle dans le secteur du luxe,

2) slides relatifs au cours sur le droit financier du luxe.

D’autres informations supplémentaires sur le sujet de la propriété intellectuelle dans le luxe sont disponibles en cliquant ici.

Vous pouvez visionner le webinar et Massive Open OnLine Course (MOOC) qui a été tourné durant le cours sur le droit financier du luxe ici.

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Pourquoi le Festival Vogue 2014 est utile mais pas assez, pour rectifier les clichés sur l’industrie de la mode

Comme je l’ai fait depuis sa création, j’ai pris part au Festival Vogue 2014 le weekend dernier, sur la Southbank à Londres. Alors que cet évènement attire des milliers de jeunes aspirants qui rêvent de réussir dans la mode et le luxe, je pense que le contenu de ce festival est toujours très superficiel et partial, afin de faire croire que les secteurs de la mode et du luxe seraient la vie en rose.

1. Pourquoi les intervieweuses de Vogue éludaient-elles toutes les questions difficiles?

Vogue Festival 2014, droit du luxe et de la mode, luxe, mode, Vogue, Alexandra Shulman, Lucinda ChambersJ’ai assisté à trois des sessions programmées samedi 29 mars, en particulier « My fashion life » avec le designer de chaussures légendaire Manolo Blahnik, l’entrepreneure de la mode hyper successful américaine Tory Burch et la directrice créative de la marque italienne cool et de pointe Missoni, Angela Missoni. Ces trois individus en vue ont été interviewé par la directrice mode de Vogue, Lucinda Chambers, pendant à peu près 45 minutes.

A aucun moment, durant l’interview, n’ont été posées les questions importantes relatives à la création d’un héritage et la passation du flambeau aux générations futures, pour pérenniser la dénommée « fashion life ».

Par exemple, la dynastie de la mode Missoni a souffert de plusieurs coups durs, l’année dernière, quand Vittorio Missoni, président directeur général de Missoni et fils des deux fondateurs, Rosita et Ottavio, est décédé dans un accident d’avion en janvier 2013. Le patriarche Ottavio Missoni, le cerveau derrière la marque Missoni, nous a aussi quitté en mai 2013.

Je m’attendais donc à ce que Mme Chambers s’enquiert, de manière délicate et respectueuse bien sûr, durant son interview avec la directrice créative Angela Missoni (soeur de Vittorio Missoni et fille d’Ottavio Missoni), comment la marque Missoni était en train de se restructurer, après avoir perdu deux de ses plus importants têtes pensantes en l’espace de six mois l’année dernière.

Absolument rien de la sorte n’a été mentionné, Mme Chambers et Mme Missoni surfant sur la surface de ce que cela signifie de travailler avec sa mère, Rosita, et avec sa fille, Margherita (qui n’ont ni l’une ni l’autre de rôle commercial ou de gestion dans la société italienne) durant la totalité de l’interview. Le côté créatif de Missoni est plus que couvert, avec Angela, Rosita et Margherita Missoni qui ont toutes des rôles créatifs dans l’entreprise. Ce qui manque, à cette marque et cette maison de luxe, est un manager apt et astucieux ayant une vision pour faire croître et fortifier l’entreprise Missoni autour du monde.

Comment se fait-il que cette faiblesse critique de la marque Missoni ait été balayée par Vogue?

Festival Vogue 2014, Manolo Blahnik, Angela Misson, luxe, mode, VogueUn autre exemple de cet évitement de poser des questions mûries et sérieuses est illustré par les interactions entre Mme Chambers et Manolo Blahnik.

Je comprends que cet homme est né en 1942, donc qu’il a 72 ans (bien plus âgé que mon père!). Il gère son entreprise avec sa soeur, Evangelina Hulsebus-Blahnik et sa nièce, Kristina Blahnik.

Comme Mr Blahnik l’a confirmé durant l’interview samedi dernier, il déteste travailler en équipe et oeuvre donc seul sans assistant ni apprenti. Il est donc responsable, à part entière, pour le design de chacune des milliers de paires de chaussures qui portent son nom.

Ceci est fantastique et très impressionnant, mais que va-t-il se passer quand Manolo Blahnik décide d’arrêter de travailler dans son entreprise ou décède? Est-ce que lui, sa soeur et sa nièce ont des plans de succession en place, afin d’organiser cette transition à une autre phase de la marque Manolo Blahnik et de continuer la « fashion life »?

De nouveau, strictement rien ne fut mentionné par Lucinda Chambers sur le sujet, qui préféra ne prendre aucun risque, choisissant d’avoir un espèce de monologue à deux voix échangé entre Mr Blahnik et elle-même, durant l’entier entretien.

En tant que journaliste, n’est-ce pas votre rôle que de découvrir la vérité ou, à tout le moins, la rechercher? Au lieu de poser des questions anodines relatives aux plantations de bananes que la mère de Mr Blahnik possédait dans la ville de Santa Cruz de la Palma sur l’île des Canaries (!), n’aurait-il pas été plus sensé que Mme Chambers interroge ses interviewés sur des problématiques de fond et les challenges liés à leur « fashion life » et sa continuation?

J’ai vraiment eu l’impression, durant le Festival Vogue 2014, qu’il revenait aux membres de l’audience (c’est à dire nous tous) d’élever le débat, à la fin de chaque entretien conduit soit par Mme Chambers soit par l’éditeur de Vogue Alexandra Shulman, pour enfin entendre des réponses aux questions qui brûlaient nos lèvres!

2. Pourquoi tirer un portrait rose bonbon des secteurs de la mode et du luxe, au Festival Vogue 2014?

Vogue Festival 2014, Vogue, Luxe, mode, Lucinda Chambers, Alexandra ShulmanEntre les stands de maquillage et de coiffure, j’étais désolée qu’une telle déformation des  business de la mode et du luxe soit faite, au Festival Vogue 2014.

Je n’apprécie pas  que cette industrie extrêmement compétitive et sans pitié soit décrite comme étant un jardin couvert de roses et peuplé par des minions angéliques parce que ce n’est pas la vérité, c’est seulement le rêve de ce que la mode et le luxe devraient être.

En exploitant ces vues déformées et ces attentes sans borne des membres du public qui viennent au festival, les organisateurs de Vogue sont juste en train de tirer profit de toutes les espérances et illusions que ces jeunes gens, qui ont pris part aux évènements et sessions de la semaine dernière, ont.

Le Festival Vogue 2014 ne vous montre pas ce qui se passe derrière les rideaux, de l’ « autre coté » de ce que le public voit. Bien sûr, la mode et le luxe sont des industries créatives avec des similarités avec le monde de l’entertainment et du spectacle, ainsi qu’avec le monde de l’art, où tout est du show business. Mais la mode et le luxe sont, à la base, un business, dans lequel, comme dans toutes les industries, le but ultime et sans détour est de vendre à des marges très élevées, générer des revenus très rentables et devenir riche et reconnu dans le processus.

Ceux qui, dans les secteurs de la mode et du luxe, ont oublié cet agenda ont payé le prix très cher: pensez à John Galliano, L’Wren Scott, Alexander McQueen.

Souhaitez vous vraiment prendre conscience de la vérité et comprendre ce que c’est, de travailler et réussir dans les secteurs de la mode et du luxe? Lisez le roman « Le diable s’habille en Prada », lisez le Financial Times, lisez certains des articles de BoF, inscrivez-vous à un des cours master ou MBA en gestion et management du luxe (où j’enseigne aux étudiants le droit du luxe), faites des stages dans des maisons de luxe et de mode afin d’obtenir de l’expérience de terrain.

Oui, tout le monde veut travailler dans la mode, comme la puissante éditrice du magazine de mode Miranda Priestly souligne au petit agneau nouvel arrivant Andrea Sachs dans « Le diable s’habille en Prada ». Mais, dans cette masse de candidats et d’aspirants, combien vont effectivement vraiment réussir? Je pense 1%, maximum.

C’est triste, n’est-ce pas? C’est encore plus compétitif que de devenir un avocat ou un banquier brillant, malgré le message latent que « tout le monde peut réussir »dans ce secteur, et que « tout le monde peut y avoir accès ».

Sous la surface, et d’après mon expérience en tant qu’avocat qui a pratiqué pour des clients dans les secteurs de la mode et du luxe depuis plus de 10 ans, je peux garantir que ceux qui vont monter au sommet de la pyramide du luxe et de la mode avec succès seront les plus résilients, les plus durs, les plus ardus à la tâche, les plus dévoués et les plus intelligents individus du lot.

Ne vous méprenez pas, participants au Festival Vogue 2014 le weekend dernier, la mode et le luxe sont une industrie féroce , où seuls les plus entraînés et solides vont réussir.

3. Que pouvez-vous donc faire, afin d’obtenir de l’information véritable et impartiale sur les secteurs du luxe et de la mode?

J’ai la solution pour vous!

Prenez part au premier séminaire à venir des séries sur le droit du luxe et de la mode, qui aura lieu dans le centre de Londres, le mardi 22 juillet 2014.

Les intervenants à cet évènement seront tous des managers et professionnels de haut niveau, avec des dizaines d’années d’expérience dans les secteurs de la mode et du luxe, qui expliqueront enfin les stratégies commerciales, financières et juridiques sous-jacentes et indispensables au succès de certaines des plus illustres maisons de luxe et de mode.

Le premier séminaire est intitulé « Comment marketé les produits de luxe et de mode avec des égéries et célébrités? » et promet d’être un hit avec tous ceux d’entre vous qui veulent vraiment comprendre ce que cela implique, que de  travailler dans les secteurs de la mode et du luxe.

Annabelle Gauberti, associée fondatrice et gérante du cabinet d’avocats à Paris en droit du luxe et de la mode Crefovi et présidente de l’international association of lawyers of the creative industries (ialci).  

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Comment lutter efficacement contre la contrefaçon dans les secteurs de la mode et du luxe?

La contrefaçon est le terme spécifique, en propriété intellectuelle, qui réfère à toute violation et usage non-autorisé d’un actif de propriété intellectuelle appartenant à un tiers.

comment lutter efficacement contre la contrefaçonLe visage de la contrefaçon a profondément changé durant ces dernières années. L’époque de la contrefaçon artisanale est révolue, alors que produire et vendre des faux est devenu une industrie bien huilée, souvent financée par les fonds provenant du trafic de la drogue, du terrorisme et d’autres organisations criminelles.

Pendant longtemps, la contrefaçon a été considérée comme un mal inéluctable, tout particulièrement dans la sphère du luxe et de la mode, mais sa croissance exponentielle est devenue une telle menace que plusieurs parties prenantes du milieu des affaires réagissent maintenant plus rapidement et plus fortement, afin de contenir cette épidémie.

1. Quelles règles et lois sont applicables à la lutte contre la contrefaçon?

La France, un des pays les plus touchés par la contrefaçon puisque les entreprises françaises avaient une part de marché particulièrement large dans les secteurs du luxe et de la mode, et un pays qui bénéficie d’institutions de lobbying puissantes telles que le Comité Colbert et l’Union des Fabricants, a été la première à réagir contre la contrefaçon, en promulguant la loi Longuet en février 1994.

Grâce à ces nouvelles règles, la France a fait de la contrefaçon un délit pénal plus grave, élargissant le champs d’action des douaniers postés aux frontières françaises et étendant les cas dans lesquels la confiscation des produits contrefaits est devenue possible. Grâce à une nouvelle loi française entrée en vigueur en mars 2004, la peine de prison pour le délit de contrefaçon a été augmentée de 2 à 3 ans et l’amende de 150,000 euros à 300,000 euros, avec des sanctions pénales plus graves de 5 ans de prison et 500,000 euros d’amende dans les cas où la contrefaçon est exercée en bande organisée.

Au niveau européen, les institutions européennes sont devenues si préoccupées par la contrefaçon, en particulier parce que celle-ci peut impacter la santé et la sécurité des consommateurs, qu’elles ont adopté deux corps de règles afin de favoriser l’harmonisation dans la lutte contre la contrefaçon parmi les états-membres européens, ainsi que la coopération internationale, en particulier avec les propriétaires de droits de propriété intellectuelle.

Ainsi, le règlement 1383/2003/CE est entré en vigueur le 1 juillet 2004, et a été remplacé par le règlement 608/2013/CE en janvier 2014. Ce nouveau règlement européen relatif à l’intervention des autorités douanières sur les produits suspectés d’être contrefaits, étend substantiellement les pouvoirs des services de douane, offrant une meilleure protection contre la contrefaçon. En particulier, le règlement élargit le champs des droits de propriété intellectuelle protégés, ainsi que le droit d’information des sociétés et individus requérant la confiscation de ces produits contrefaisants. Ce règlement simplifie, en outre, le processus de destruction des faux.

En outre, la directive 2004/48/CE, relative aux mesures et procédés ayants pour but une meilleure protection des droits de propriété intellectuelle, a été adoptée en avril 2004. Cette directive a été transposée dans chaque état-membre de l’Union Européenne et a créé de nouveaux outils pour que les détenteurs de droits luttent contre la contrefaçon.

2. Comment lutter efficacement contre la contrefaçon? Avec quels outils tangibles pour les entreprises de mode et de luxe?

Quels sont les outils dont les maisons de luxe et de mode disposent, afin de lutter efficacement contre la contrefaçon?

Des mesures préventives sont nécessaires, ainsi que des actions réactives et de protection, lorsque les produits contrefaits ont été identifiés et/ou sont suspectés de circulation.

La plupart des conglomérats de luxe adoptent une approche systématique afin d’éradiquer le fléau de la contrefaçon de leurs marques et produits divers. LVMH, par exemple, est connu pour sa « politique 0 tolérance” contre les contrefacteurs et emploie de larges équipes de juristes internes et d’avocats pour surveiller, contrôler et réguler les marchés de gros et de détail, en ligne et offline. Les juristes internes de ces groupes de luxe définissent une stratégie anti-contrefaçon sur-mesure pour chaque marque de leur portefeuille, sont en contact étroit avec leurs conseillers juridiques extérieurs, les huissiers de justice et les officiers des douanes, avec qui ils travaillent directement afin d’organiser des “raids” pour saisir et confisquer les produits contrefaisants, et afin d’évaluer les progrès de la lutte contre la contrefaçon.

Les experts estiment que 80 à 90% de la contrefaçon mondiale provient de Chine et se plaignent que le gouvernement chinois joue la politique de l’autruche vis-à-vis de cette industrie lucrative. Du fait du manque d’engagement sérieux de la part des autorités chinoises pour éradiquer la production des produits contrefaits sur leur sol, les marques de luxe et de mode ne peuvent envisager de demander, et d’obtenir, la clôture des usines et ateliers de produits contrefaisants en Chine.

Ainsi, les maisons de luxe et de mode légitimes doivent tout mettre en oeuvre afin d’empêcher que ces produits contrefaisants entrent sur les marchés où ces marques de luxe et de mode vendent, ou souhaitent vendre, leurs produits.

Il existe un autre problème auquel les marques de luxe et de mode sont confrontées, celui du « marché gris ». Les importations parallèles, comme elles sont aussi appelées, sont relatives à la vente de produits authentiques, dans un territoire défini, par une entité qui est différente de celle de l’entité ou de la personne physique qui a le droit de distribuer ces produits, ainsi que d’exploiter cette marque, sur ce territoire. Les importations parallèles éludent les différences de prix qui pourraient exister, pour un produit similaire, entre deux territoires. Dans ce “marché gris”, il y a, en effet, une violation des droits du propriétaire de la marque puisque ces produits ne sont pas distribués comme ce propriétaire le désire. Les ventes sur le « marché gris » sont en violation avec les exigences de la distribution sélective de produits de luxe, puisqu’ils sont vendus comme des produits communs, dans des points de vente non approuvés, sans conseil, sans service particulier et approprié et, parfois, même s’ils sont défectueux.

Pour se protéger contre les importations de contrefaçons et les importations parallèles, les marques de luxe et de mode doivent enregistrer les informations relatives à leurs marques et produits sur la base de données d’exécution de l’Observatoire européen (European Observatory Enforcement Database), ainsi que sur les bases de données gérées au niveau national.

L’Office d’Harmonisation du Marché Interne (OHMI) basé en Espagne gère l’Observatoire Européen relatif à la violation des droits de propriété intellectuelle. L’Observatoire Européen a maintenant lancé la base de données d’exécution (Enforcement Database). La base de données permet aux propriétaires de droits de télécharger des informations relatives à leurs marques, qui sont ensuite sauvegardées dans la base de données et peuvent être accédées par les propriétaires de droits, les officiers des douanes ainsi que la police. Le but est que les parties en cause pourront échanger et partager de l’information et communiquer plus aisément par l’intermédiaire de la base de données.

En France, les sociétés peuvent demander une requête d’intervention auprès des douanes françaises, afin que les services de douane puissent augmenter leur efficacité pour détecter les produits contrefaits de ces marques françaises. Ce procédé, aisé et gratuit à mettre en place, est valide pour une durée d’un an et renouvelable sur demande, permet aux douanes de retenir pendant 10 jours tous produits suspectés d’être contrefaisants. Ce délai de 10 jours permet aux sociétés enregistrées de confirmer aux douanes si les produits détenus sont, en effet, contrefaisants de leurs propres produits.

Une autre mesure préventive est de protéger les produits de luxe et de mode par l’utilisation de techniques d’authentification. La protection des produits peut être renforcée par des solutions techniques permettant l’authentification des produits, telles que la spectroscopie terahertz développée par le Laboratoire Physique National du Royaume Uni, qui pourrait prochainement être utilisée par les douanes, ou le fingerprinting taggant (des matériaux microscopiques codés de manière unique, qui sont vérifiés sur une base de données), les micro-particules encryptées (des marques placées de manière imprévisibles, telles que des nombres, des strates et des couleurs, non visibles à l’oeil nu), des codes barres en série, des systèmes de trackage et de pistage (qui utilisent des codes pour lier les produits aux systèmes de trackage des bases de données), etc.

Quand les produits contrefaisants ont, malheureusement, surgi sur le territoire sur lequel les maisons de luxe et de mode vendent, ou ont l’intention de vendre, leurs produits, alors une action plus musclée est de rigueur.

La France fournit le meilleur exemple d’efficacité exceptionnelle pour obliger un commerce de vente de contrefaçon à cesser ses activités. Par le biais de référés, les tribunaux français peuvent interdire la continuation de toute action contrefaisante, ordonner la confiscation des contrefaçons, requérir que les produits contrefaisants soient transférés à une partie tierce, afin de mettre fin à l’introduction ou à la circulation de ces produits dans les circuits commerciaux français. Ces référés sont très adaptés au délit fuyant de la contrefaçon et permettent l’interruption rapide de tout commerce et activité contrefaisants. Les référés sont souvent utilisés par les marques de luxe car il n’est pas nécessaire d’avoir des preuves incontestables de la contrefaçon, afin de faire exécuter de tels référés, étant donné qu’il est seulement nécessaire de fournir assez d’éléments relatifs au délit de contrefaçon et de donner assez de preuve du sérieux de la demande.

Le système français fournit aussi un moyen rapide et efficace d’obtenir des preuves, la saisie-contrefaçon. Cette mesure d’enquête judiciaire permet à la victime de contrefaçon d’obtenir, devant les tribunaux, le support de la police et d’huissiers de justice, afin de mettre à la disposition des magistrats tout le matériel, les produits et les revenus relatifs aux actes et aux commerces contrefaisants. Afin d’être valide, une assignation en justice doit être déposée dans les 15 jours qui suivent la confiscation résultant de la saisie-contrefaçon. Cette obligation semble raisonnable au vue du fait que la saisie-contrefaçon est une mesure qui permet à un individu ou à une société l’ayant requise, d’entrer, si besoin avec le support de la police, à l’intérieur du domicile ou des locaux d’autrui, afin de vérifier, chercher, contrôler, enquêter, copier, créer un inventaire des archives, dossiers  commerciaux, relevés de comptes bancaires, livres comptables, ainsi que de confisquer tous les produits suspectés d’être contrefaisants, sans que le sujet de ces intrusions n’ait le droit de s’y opposer.

Il est pratique courante, pour les juridictions françaises, d’octroyer des mesures forçant les fournisseurs d’accès Internet à bloquer l’accès aux sites internet des contrefacteurs sur le sol français ou de forcer Google et d’autres moteurs de recherche à dé-référencer et à délister les sites internet appartenant aux contrefacteurs.

Les dommages et intérêts que les victimes des contrefacteurs peuvent obtenir en France sont extrêmement substantiels, étant donné qu’ils comprennent un élément punitif et sont corrélés aux revenus engrangés par les contrefacteurs.

D’autres pays, tels que les Etats-Unis, ont mis en place des procédures solides pour contraindre les contrefacteurs d’arrȇter de vendre leurs produits sur le territoire national. Toutefois, il convient de noter que la lutte contre la  contrefaçon est beaucoup moins une priorité dans des pays tels que l’Italie (qui est aussi un centre de production des vêtements contrefaits, qui représentaient 20% de tous les vêtements produits dans ce pays en 2003) et le Royaume Uni (qui, comme l’a admis l’Office de la Propriété Intellectuelle du Royaume Uni, manque des ressources et budgets nécessaires pour s’attaquer au « délit PI » (“IP crime”) d’une manière systématique et à grande échelle).

Un autre aspect très important de la lutte contre la contrefaçon sont les campagnes de prise de conscience, que les maisons de luxe et de mode, ainsi que les groupes de lobbying, les auxiliaires de justice et les organismes publics organisent, afin de mieux informer les membres du public des dangers de la contrefaçon. Par exemple, une des campagnes de reconnaissance à message très fort fut l’écrasement filmé de milliers de fausses montres Cartier par un tank de l’armée, sur la Place Vendôme, à Paris.

Quelques sociétés technologiques s’attaquent maintenant au problème de la cyber-contrefaçon avec passion. Asly, une solution pour combattre la contrefaçon au Moyen Orient, ainsi que Envisional et Netnames, deux entreprises spécialisées dans la détection, la prévention et la lutte contre les dangers de la contrefaçon en ligne et le piratage, semblent être à la pointe de cette industrie de services dédiés à la lutte contre la cyber-contrefaçon, en pleine essor et indispensable.

En tant que propriétaire de droits de propriété intellectuelle, vous devez mettre en oeuvre toutes solutions, de manière créative, correspondant à votre budget, qui existent afin de protéger efficacement votre marque et produits contre la dilution de votre marque, la perte de revenus et de réputation que la contrefaçon engendre invariablement.

N’hésitez pas à contacter notre associée fondatrice et gérante, Annabelle Gauberti, pour évoquer vos besoins pour lutter efficacement contre la contrefaçon.

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Prochaines étapes pour l’industrie de la mode britannique | propriété intellectuelle, production & talent

Annabelle Gauberti, associée fondatrice de Crefovi, a été une des intervenantes au séminaire organisé par le Westminster Media Forum Keynote Seminar sur “Prochaines étapes pour l’industrie de la mode britannique – propriété intellectuelle, production et talent”.

Prochaines étapes pour l'industrie de la mode britannique

Ce séminaire sur les prochaines étapes pour l’industrie de la mode britannique, s’est déroulé le matin du mardi 15 octobre 2013, dans le centre de Londres.

Annabelle et d’autres intervenants ont discuté et débattu des problématiques juridiques et des challenges liés à la protection de la propriété intellectuelle, dans le contexte de la « fast-fashion », des copies (knock-offs) et des contrats de license.

Comment l’importance de l’obtention de droits aux dessins et modèles, et autres droits de propriété intellectuelle, est-elle comprise par les PME et autres entreprises du secteur de la mode? Est-ce que le système des droits sur les dessins et modèles actuel, à la disposition des designers, offre une protection adéquate de leurs droits? Quel serait l’effet possible de l’adoption du système de la Haye?

Ces questions, ainsi que bien d’autres, ont été posées et répondues durant ce séminaire qui fut fort intéressant!

Nous vous encourageons à revoir la retranscription de ce séminaire sur la mode, extrêmement informatif et bien-documenté. Caroline Rush, directrice générale du British Fashion Council et John Miln, directeur général de UK Fashion and Textile association, étaient aussi des intervenants invités à cet évènement.

Vous pouvez trouver l’agenda du séminaire ici et le transcript du séminaire ici.

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Crefovi présente un cours « Droit & luxe » à l’école de commerce HEC

Annabelle Gauberti, associée fondatrice et gérante du cabinet d’avocats en droit du luxe à Paris Crefovi, a présenté le cours « Droit et luxe » aux étudiants MBA et Master de l’excellente école de commerce HEC, inscrits au Luxury Certificate.

cours "Droit & luxe"Le 7 juin 2013, elle a présenté aux étudiants Master et MBA du Luxury Certificate d’HEC les spécificités du droit du luxe dans un cours intitulé « Droit et luxe ».

Le cours en droit du luxe, présenté durant le Luxury Certificate d’HEC, a été filmé: regardez la vidéo sur vimeo ici!

Crefovi’s « Law & Luxury » course @ HEC Luxury Certificate – June 2013 from Annabelle Gauberti.

Cette discipline juridique émergente couvre les problématiques juridiques liées à la propriété intellectuelle, aux financements et aux transactions de private equity, aux contrats de licence et de distribution, ainsi qu’à la lutte contre la contrefaçon et aux opportunités représentées par l’e-commerce.

Annabelle est une experte dans le droit du luxe et de la mode, qu’elle a commencé à pratiquer en 2003. En mai 2004, elle a organisé la publication, et co-rédigé, un supplément relatif au droit du luxe.

Dans le cadre de sa pratique au sein du cabinet d’avocats en droit de la mode à Paris Crefovi, elle conseille régulièrement les maisons de luxe, les marques, les sociétés de mode, les designers créatifs, les distributeurs, les sous-traitants de maisons de luxe et les mannequins sur leurs problématiques juridiques et commerciales.

Ses clients sont basés en France, Grande-Bretagne, dans le reste de l’Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Asie.

Annabelle Gauberti, associée fondatrice de Crefovi, tweetera ses impressions et photos sur @crefovi, alors restez à l’écoute avec Crefovi sur Twitter.

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